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Tour d’horizon : Les Placements de 2021


Si vous écoutez les chroniqueurs financiers et professionnels de l’épargne, peut-être avez-vous eu le sentiment que 2020 a été le théâtre d’un grand chamboulement dans le paysage des placements. Faut-il pour autant remettre en question les fondamentaux ?


Voici notre tour d’horizon des différents placements bancaires, financiers et immobiliers, pour vous aider à garder le bon cap.


Cliquez sur les placements que vous souhaitez découvrir :


Adria - Livret A
Adria - PEL
Adria -  Assurance Vie
Adria - PEA







Adria -  PER
Adria - Location meublée
Adria - Pinel
Adria -  Denormandie








Livrets Bancaires : moins avantageux que par le passé, ils restent toutefois une base pour votre épargne


Livret A et LDD : Nous lisons partout que garder de l’épargne sur nos livrets est un scandale. Partout, vous verrez que l’épargne cumulée sur les LA et LDDS dépasse les 400 milliards d’Euros, et souvent le même commentaire : pourquoi les français épargnent-ils autant sur ces supports, alors que des outils plus adaptés et performants existent ?


Faut-il suivre ces recommandations et vider ses livrets ? Forcément, si nous raisonnons sur des statistiques nationales, le message est clair : arrêtez ! En revanche, à une échelle personnelle, votre conclusion ne sera peut-être pas la même. Les livrets sont souvent la première poche de liquidité disponible immédiatement et c’est là, que nous observons que les besoins individuels varient. Là où certains peuvent se contenter de 5 ou 10 K€, d’autres auront besoin de 20 à 30 K€. En effet, nous n’avons pas les mêmes obligations lorsque nous sommes locataires en début de carrière que lorsque nous supportons une famille avec des revenus oscillants au cours de l’année.






Plan Épargne Logement : Un autre « must have » historique français. Depuis sa création et pendant des années, ce support présentait un triple avantage :


  • Une forte incitation à épargner sur la durée

  • De beaux avantages à clé : une prime d’Etat et un taux de crédit bonifié par rapport aux prêts commerciaux classiques, dans le cadre de l’acquisition de sa résidence principale

  • Un rendement relativement intéressant par rapport aux autres placements


Sauf que ces dernières années, nous n’avons plus ni le rendement, ni le taux bonifié, ni la prime d'Etat pour les derniers crus. Ouvrir un nouveau PEL aujourd’hui reviendrait donc à faire deux paris : d’un côté, tabler sur le fait que les taux de crédit commerciaux vont remonter et ainsi redonner de la couleur au taux bonifié du PEL ; de l’autre côté, acter que l’épargne placée sur le PEL n’aurait pas été plus performante en étant placée par ailleurs.


Dans le contexte macro-économique actuel, où les banques centrales peinent à faire repartir l’inflation et donc indirectement, à ré-augmenter les taux d’emprunt, il est peu probable à court terme que le PEL retrouve des niveaux intéressants.






Épargne Financière : des supports variés à ajuster à vos besoins


Assurance-Vie : Historiquement, de nombreux pays nous enviaient notre triptyque incroyable : le fonds en Euros. Les anglo-saxons par exemple ne comprenaient pas que nous puissions disposer d’un placement rentable, garanti, et disponible à la fois.


Combiner ces 3 paramètres semblait impossible mais nous l’avions. Malheureusement, la réalité des marchés financiers et du contexte macro-économique nous a rattrapé et nous devons aujourd’hui nous aligner et choisir entre rendement et sécurité puisque la performance des fonds en Euros baisse toujours plus.


Faut-il pour autant remettre en question son contenant, l’enveloppe d’assurance-vie – surtout après l’année 2020 où nous avons constaté une décollecte record ? Si l’encours des français diminue autant sur l’assurance-vie, devons-nous entendre ce message comme un signal ?




PEA : Le patrimoine des français est composé pour 2/3 d’immobilier et pour 1/3 uniquement de placements financiers et liquidités, contrairement à nos amis américains pour qui ces ratios sont inverses. Cette différence évidente de culture financière n’implique pas que nous devions lever le drapeau blanc de facto.


Alors comment apprendre chacun à son rythme ? La recette est simple : ne privilégiez pas un versement de capital en une seule fois mais plutôt des apports réguliers. Le risque n’est pas le même pour un gros montant placé en une fois à l’ouverture des contrats, que pour des petits versements réguliers tous les mois.





PER : Le produit phare dont tout le monde parle. Devons-nous tous l’avoir ? Immédiatement ? Automatiquement ? Sans nous poser de questions ?


Pas si sûr. Tout dépend de votre situation… prenons 3 cas de figure et voyons l’intérêt du PER dans ces situations :


Cadre supérieur de 52 ans avec une tranche marginale de 41% qui, une fois à la retraite sera dans une tranche marginale de 11%.

Le PER prend tout son sens grâce à la déduction lors du versement (à 41%) et de l’imposition lors de la sortie (à 11%). Sans même chercher de plus-value sur les marchés financiers, nous actons déjà un gain de 30%.


Couple de 58 ans à quelques années de la retraite.

Aujourd’hui, ils sont dans une tranche à 30% et à la retraite, ils le resteront sans doute (tout en actant une baisse importante de revenus) puisque Madame souhaite rester active et réaliser son rêve : lancer une activité artisanale.

Ici, l’intérêt est nuancé. En effet, si le capital est nécessaire pendant que Madame travaillera dans le cadre de son activité artisanale, l’intérêt est nul.

En revanche, si ce couple peut patienter jusqu’à la fin de l’activité de Madame (peut-être dans 10 ans ?) pour se verser le capital une fois dans une tranche marginale à 11%, le PER peut faire sens. Ce couple devrait donc y réfléchir à deux fois et peut-être le coupler d’un autre outil patrimonial


Couple de trentenaires souhaitant acquérir une nouvelle résidence principale d’un budget significatif dans les 5 ans pour accueillir leurs enfants.

Ainsi, une partie importante de l’épargne actuelle nécessitera d’être injectée sous forme d’apport pour la nouvelle acquisition.

Ici, l’intérêt du PER n’est pas forcément au rendez-vous. Pourquoi déduire et bénéficier d’un gain fiscal aujourd’hui pour payer exactement la même chose lors de la sortie pour la résidence principale ? Pourquoi garder ces fonds bloqués en attendant l’achat alors qu’ils auraient pu rester mobilisables en cas de changement de projet ?



AdriaWM - PER



Immobilier : la sélection du bien fait la différence


Location meublée : La crise engendrée par la Covid-19 a rappelé plus que jamais l'importance des critères de sélection sur la typologie de résidences de services à privilégier. Bien que pouvant être pertinentes, les résidences de tourisme et d'affaires sont aussi les premières impactées en cas de crise. A l'inverse, les résidences seniors et médicalisées continuent de démontrer leur pertinence du fait d'un paramètre indépendant de la plupart des crises : la tension entre l'offre et la demande.


Les résidences étudiantes requièrent une réflexion particulière, dans un monde où la digitalisation prend progressivement le pas sur la présence physique. Quelle sera leur pertinence à l’avenir, si le secteur de l’éducation continue de se dématérialiser ?


Concernant la location meublée des particuliers, deux constats aussi se dressent :

  • La location meublée saisonnière (type Airbnb) sort d’une année tendue dans un contexte de tourisme mondial à l’arrêt

  • La location meublée à l’année garde tout son sens et reste un gage de stabilité, en particulier dans les zones caractérisées par une tension entre l'offre et la demande.



Pinel : Depuis des décennies, nous savons que nous ne construisons pas assez pour répondre au déficit de logements dans les zones tendues. Les 500 000 logements à construire chaque année pour résorber le déficit ne sont pas atteints, et cela tire les prix vers le haut.


Au-delà de la construction, nous constatons que même la phase en amont ne suit pas : l’octroi des permis de construire avait déjà ralenti à l’approche des élections présidentielles de 2017. Depuis, le nombre de permis octroyés n’a pas retrouvé ses bonnes années et 2020 a connu un arrêt historique suite au premier confinement.

Quid du Pinel dans tout cela ? Tout comme les frais de notaire réduits, ou la TVA à taux réduit pour certains primo-accédants, ce dispositif est l’un des leviers du Gouvernement pour tenter d’atteindre ses objectifs de construction.




Denormandie : En termes de logements, la France a deux priorités la construction de logements neufs supplémentaires comme évoqué plus haut, et l’amélioration de la performance énergétique du parc ancien, dans le cadre de nouvelles politiques écologiques.


En ce sens, la loi Denormandie a vu le jour. Inspiré de son frère jumeau pour le neuf, le dispositif Pinel, le Denormandie a pour but de permettre à des acquéreurs d’acheter un bien dans une des 222 villes labellisées. Celui-ci se voit financé en partie à travers une réduction d’impôts, sous réserve d’investir 25% du montant de l’opération en travaux de rénovation, afin d’améliorer la performance énergétique.


L’idée sur le papier était intéressante mais la mise en œuvre semble prendre du temps. Là où le Pinel peut être un produit relativement « clés en mains », le Denormandie implique d’adopter un rôle plus actif de chef d’orchestre.




En conclusion ?


Finalement, comme chaque année, de nombreux articles mettent en avant les meilleurs placements. Notre humble avis : comme le produit miracle n’existait pas auparavant, il n’a pas vu le jour en 2020 non plus. C’est la combinaison de ces outils dans le cadre d’une stratégie patrimoniale claire et objective, qui feront la différence sur le long terme.


Votre parcours de vie est unique, vos objectifs de vie vous sont propres, offrez la même lecture à votre patrimoine.